Rédigé à 12:44 dans Livres, peinture | Lien permanent | Commentaires (3)
Matisse le Peintre ne sortit qu'une fois de sa toile.
Matisse se plaignait sans cesse à ses proches :
- Je suis trop dans ce que je fais. Je ne peux pas m'en
sortir.
Un jour, au mois de novembre 1944, Matisse travaillait à son
ordinaire à une toile toute jaune,
dans son atelier. C'est le jour où sa fille
Marguerite rentra de déportation.
Tout d'abord, un instant, sa fille, poussant la porte, maigre
de façon indicible, lui fut méconnaissable.
Bien sûr, après un instant de retard, il fonce vers elle, il
serre sa fille dans ses bras.
Cette toile s'appelle La lectrice à la table jaune.
C'est la seule peinture de Matisse restée inachevée.
Jamais plus il ne put rentrer à l'intérieur de cette toile
et la poursuivre.
La vera icona brisant la figuration.
Pascal Quignard in, Les Paradisiaques, chapître XI, La lectrice jaune
éditions Grasset
"Vivre, bien sûr, c'est un peu le contraire d'exprimer" Camus (Noces, le désert)
En ce moment je butine de livre en livre, de page
en page, de poème en poème, les images
suggérées, la musique des mots m'on fait
voyager dans le pays de Camus , de Grenier, de Char,
de Yourcenar, de Rilke, de
Valéry, de Quignard.
Les images sont celles du jardin des oliviers, de Marie Madeleine, de la
passion, de désert,
de nature,de beauté, d'art, de peinture, de l’invisible.
Rédigé à 16:10 dans Livres, peinture | Lien permanent | Commentaires (5)
Rédigé à 16:00 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (1)
L'amandier en fleurs, Le Cannet
"Chaque printemps, il me force à le peindre"
Pierre Bonnard
Bonnard sait que ses heures sont comptées. Il est allé aussi loin qu'il a pu dans son regard et en revient rasséréné.
Au fond du noir, il y a toutes les couleurs de
l’Amandier en fleurs, le dernier tableau auquel il travaille.
Et c’est un cri d’amour à la vie. Un arbre pour finir et ne pas finir, un arbre
debout comme un homme. Pas n’importe quel arbre, pas n’importe quel homme.
Mais celui qui fleurit en hiver quand tout ce qui se tient autour fait le mort,
celui qui met le plus de lumière dans la ténèbre avec ses boules de fleurs
blanches, un arbre pour rappeler à l’homme que la vie ne meurt pas, mais
seulement ses apparences qui sont des masques.
C’est cet arbre-là que Pierre est allé chercher au plus profond de lui-même,
sans y penser, sans le vouloir. En le peignant […] Il n’a pas vu que les branches de l’amandier étaient noires et noueuses comme
ses propres bras, pas vu que la blancheur de ses cheveux épousait celle des
fleurs, non, il a senti monter l’arbre en lui, percer les bourgeons au bout de ses
doigts, fleurir la vie qui n’a pas de fin.
Il ne s'agit pas de peindre la vie. IL s'agit de rendre vivante la peinture.
De son lit, avant de mourir, il a appelé Charles Terrasse, son neveu, et lui a désigné l'amandier posé par terre: Ce vert, sur le terrain, là, ne va pas. Il faut du jaune. Charles lui a tendu le pinceau et tenu la main, et Pierre a renversé d'un geste sur la terre au pied de l'arbre tour l'or de sa vie...
extrait de "Elle, par
bonheur et toujours nue" Guy Goffette
Rédigé à 13:05 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (3)
J'aime les fenêtres qui jouent simultanément avec le réel et l'imaginaire.
Franchir la limite du cadre, accéder de" l'autre coté" du réel pour rêver
avec quelques toiles de mon musée imaginaire
et des extraits de poèmes de Rainer Maria Rilke, "Les fenêtres"
Telle est mon ambition d'aujourd'hui,mais aussi avec le désir sous-jacent d'aller voir cette expo
Il suffit, que sur un balcon
ou dans l'encadrement d'une fenêtre,
une femme hésite...pour être
celle que nous perdons
en l'ayant vu apparaître...
Tu me proposes, fenêtre étrange, d'attendre;
déjà presque bouge ton rideau beige.
Devrais-je, ô fenêtre, à ton invite me rendre ?
Ou me défendre, fenêtre ? Qui attendrais-je ?
Ne suis-je intact, avec cette vie qui écoute,
avec ce coeur tout plein que la perte complète ?
Avec cette route qui passe devant, et le doute
que tu puisses donner ce trop dont le rêve m'arrête ?
N'es-tu pas notre géométrie, fenêtre,très simple forme qui sans efforts circonscris notre vie énorme ?
Fenêtre, toi, ô mesure d'attente,
tant de fois remplie,
quand une vie se verse et s'impatiente
vers un autre vie.
Comme tu ajoutes à tout,
fenêtre, le sens de nos rites:
Quelqu'un qui ne serait que debout,
dans ton cadre attend ou médite.
Toi qui sépares et qui attises,
changeante comme la mer,...
...échantillon d'une liberté compromise
par la présence du sort;
prise par laquelle parmi nous s'égalise
le grand trop du dehors.
Elle passe des heures émues
appuyée à sa fenêtre,
tout au bord de son être,
distraite et tendue.
Celle qu'on aime n'est jamais plus belle
que lorsqu'on la voit apparaître
encadrée de toi; c'est ô fenêtre,
que tu la rends presque éternelle.
Fenêtre, où autrefois était assise
celle qui, en guise de tendresse,
faisait un lent travail qui baisse
et immobilise...
Sanglot, sanglot, pur sanglot !
Fenêtre où nul ne s'appuie !
Incosolable enclos,
plein de ma pluie.
C'est le trop tard, le trop tôt
qui de tes formes décident:
tu les habilles, rideau,
robe du vide !
Toiles de:
Matisse, Nice cahier noir 1918
Edward Munch, Jeune fille à la fenêtre, 1893
Edward Hopper, eleven A.M., 1926
Matisse,Femme à la fenêtre ,1920
Magritte ,Eloge de la dialectique ,1937
Balthus, La fenêtre cour de Rohan, 1951
Pierre Bonnard,Fnêtre, 1925
Vilhelm Hammershoi, Intérieur au 30 Stangade, 1901
Matisse, Femme assise, dos tourné vers la fenêtre ouverte ,1922
Salvador Dali, jeune femme à sa fenêtre,1925
Paul Cesar Helleu, Mme Hellen à Fladbury with John Singer Sergent,1889
Pierre Bonnard, La porte-fenêtre,1932
Matisse, Porte fenêtre à Collioure ,1914
André Wyeth, Vent marin
Une fenêtre,
Un souffle,
La vie,
Le rêve se prolonge...
Rédigé à 17:57 dans mon carnet de poésie, peinture | Lien permanent | Commentaires (11)
Un tableau découvert ce matin,des couleurs, une atmosphère, association d'idée,évocation d'un autre peintre Albert Marquet ayant fait la couverture d'un Lagarde et Michard et me voilà partie dans un délire de mots...
Un pâle soleil d’hiver avive la ville et met du rose
aux joues de ses pierres.
Ainsi fardée Paris est belle à pleurer.
Je rêve, et pourtant je suis bien là dans cette ville qui n’a rien perdu de son
pouvoir magique.
Celle qui accompagne depuis si longtemps ma vie, celle qui a
toujours tenu ses promesses. Emotions, sourires, tendresse sont présents à ce
rendez-vous imaginaire. Caresse d’une douceur extrême, comme celle d’une femme,
pour l’objet de son désir. Baisers passionnés, relais des souvenirs.Ville au pouvoir magique, jardins savourés, bulles de champagne,ville aux
vibrations multiples, aux effluves sensuels, ville des divines tentations.
Paris que j’aime ...
Albert Marquet, Pont St Michel et quai des Grands Augustins,1912
Huile sur toile 66x81
Paris Musée national d'art moderne Centre Georges Pompidou
Rédigé à 14:55 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (5)
Vendredi dernier partis sous un brouillard dense à mesure que
nous nous approchons de Bâle un beau soleil vient nous tenir compagnie. Le parc
de la Fondation Beyeler avec ses couleurs automnales est de toute beauté et l’architecture
de Renzo Piana s’inscrit merveilleusement dans ce cadre bucolique.
Et nous voilà pénétrant dans l’univers de Degas, l’un des plus célèbres peintres
français du XIXème siècle. L’ expo vouée
à son œuvre tardive, riche et complexe, qui a vu le jour à partir de 1886 et
marque l’accomplissement d’un audacieux pionnier de l’art moderne.
Peinture, pastel, dessin, gravure, sculpture, photographie, toutes ces
techniques employées par Degas figurent dans cette expo riche de plus de 150 œuvres.
Tous les thèmes, danseuses, nus féminins, jockeys, chevaux de course, paysages
et portraits y sont représentés. Une grande diversité d’expression, œuvre tardive
sensuelle, dans une ivresse proche de l’obsession où s’entremêlent inextricablement
présent et passé, réalités vues et souvenirs. justesse du trait, du dessin ,
Degas visait la vie même.
De salle en salle l’ambiance est feutrée et accentuée par la lumière naturelle
tamisée, découverte de ces danseuses où les visages s’estompent , les silhouettes
se tordent, leurs courbes travaillées jusqu’au malaise, en jupes jaunes canari,
en roses fluorescents, en bleues, où le mouvement donne l’envie d’esquisser un
pas de danse.
De ces femmes au tub, gracieuses, ces corps anonymes passant une brosse dans
leur longue chevelure
ou une éponge sur leur nuque au-dessus d’une bassine
plate, de la baigneuse à la toilette
« «Les femmes ne me pardonnent pas ça ;
elles me détestent, elles sentent que je les montre, sans leur coquetterie, à
l'état de bêtes qui se nettoient.»
Degas attiré par la chair autant qu’effrayé semble voler des images que lui avaient inspiré
ces femmes.
La visite se poursuit …
Par un moment de sérénité assise devant les Nymphéas de Monet, le soleil couchant
venant déposer un rai de lumière sur le bleu de la toile
avant de terminer par
les collections permanentes riches, Monet, Degas, Seurat, Cézanne, Van Gogh,
Matisse, Picasso, Giacometti, Léger, Malevich, Miró, Klee, Kandinsky, Ernst,
Mondrian, Bacon, Pollock, Rothko, Warhol, Rauschenberg, Lichtenstein, j’en
oublie sûrement…
Ne me reste plus qu’à lire « Degas, danse
dessin » de Paul Valéry.
Il fait nuit noire, juste le temps de prendre un thé chaud, de parler de nos
impressions sur l’expo avant de terminer la soirée avec un repas
gastronomique autour d’une bonne table (j’en avais déjà parlé ici) de la région.
Belle parenthèse d'une journée placée sous les signes de l'art, de la gastronomie et de l'amitié.
*Degas
(cliquez pour agrandir les toiles)
Rédigé à 14:52 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (7)
Rédigé à 11:30 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Pour voir ou revoir ce tableau en ce moment à Paris au musée d'Orsay l'expo
"Misia , reine de Paris " jusqu’au 9 septembre,
puis pour les chanceux au musée Bonnard,Le Cannet, en octobre...
Rédigé à 12:43 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (4)
![]()
Rédigé à 12:38 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (1)
GERARD François (baron),
Juliette Récamier, 1805
huile sur toile 2,25 m x1, 48 m
Paris, musée Carnavalet
Mais elle était vertueuse,
si c'est être vertueuse que de persuader chacun d'une douzaine d'hommes
que vous voulez lui accorder vos faveurs,
et que quelque évènement survienne toujours pour vous empêcher de le faire...
Alexis de Tocqueville à propos de Mme Récamier.
in, "Tocqueville humoriste", par Hyppolyte Wouters
Edition Michel de maule, p140
lu dans l' Express Styles
Rédigé à 12:21 dans humour, peinture | Lien permanent | Commentaires (6)
Titre de l’expo du nouveau musée du Cannet dédié à Bonnard qui a ouvert ses portes le 26 juin.
Le jour de ma visite il y avait foule. "Au Cannet Bonnard est chez lui "
Quel plaisir de découvrir dans ce musée situé au cœur de la ville, les paysages, et la lumière du midi dans laquelle près de 22 ans Bonnard s’est immergé.
Les toits rouges du Cannet, la mer qui brille, la baie de Cannes, au loin les montagnes mauves de l’Esterel. Les amandiers en fleurs au printemps, les mimosas, les oliviers argentés, les figuiers, les palmiers dattiers… Les métamorphoses des ciels fugaces…
Il capture les nuances de la lumière, lumière éblouissante qui exalte les couleurs, taches colorées...
« La mer, les murs jaunes, les reflets aussi colorés que les lumières »
Pierre Bonnard
Superbes toiles que celles « Paysage du midi », « l’Atelier au mimosa », « La côte d’Azur » « La vue du Cannet » aux dimensions exceptionnelles 233,6 x 233,6 avec ses jaunes flamboyants.
Je ne vais pas les citer tous, je n’oublie pas la présence de Marthe son modèle adoré au cœur de l’intime.
« Il ne s’agit pas de peindre la vie, il s’agit de rendre la peinture vivante »
Pierre Bonnard
La peinture de Bonnard est vie, couleurs…


( l'expo inaugurale
achève leRédigé à 17:57 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)

Pierre Bonnard, La fenêtre 1925
Il y a une fenêtre dans l’œuvre de Bonnard qui se distingue de toutes les autres, de celles qu’il a peintes et qu’il peindra encore. Une fenêtre qui laisse entendre que le mensonge de Marthe l’a touché profondément. Ce tableau date de l’année de leur mariage.
A première vue, rien que de banal : une fenêtre fermée, de biais dans son cadre de bois brun, et qui coupe la toile en diagonale. D’un côté l’extérieur, le paysage du Cannet, façades blanches et toits rouges parmi les arbres sous un ciel qui menace l’Estérel.
Penchée à son balcon de bois vert pomme, la tête de moitié et les avant-bras nus : Marthe.
De l’autre côté, l’intérieur : une table poussée contre la fenêtre, avec, sur la toile cirée à carreaux, le nécessaire pour écrire, la bouteille d’encre noire, le porte-plume, un feuillet vierge, et sur un épais dossier à couverture de cuir, un livre rose dont le titre en capitales bien lisibles se détache : MARIE.
Le nom de l’auteur est effacé. Il importe peu. Sans doute est-ce Peter Nansen, cet écrivain danois, dont Pierre, en 1887, avait illustré le roman Marie en prenant Marthe pour modèle. L’histoire d’une midinette abandonnée par son riche amant qui lui revient quand elle tombe malade. Rien de bien original.
Ce qui l’est davantage, c’est la position du livre par rapport à celle de Marthe dans le champ du tableau. Le montant de la fenêtre les sépare et les oppose. Au dehors, dans la familiarité, Marthe. Au-dedans, dans l’intimité Marie. Marthe pour tous, Marie pour lui seul, Marthe révélée, Marie refermée.
Il n’y a pas de fenêtre innocente.
Guy Goffette in, "Elle, par bonheur et toujours nue" Folio 3671
Le 13 août 1925 Pierre Bonnard épouse Maria Boursin après trente-deux ans de vie commune. C’est en s’occupant des formalités qu’il découvre que celle qui jusqu’ici s’était fait passer pour Marthe de Méligny s’appelle en vérité Maria Boursin…
Rédigé à 20:02 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
A défaut de pouvoir voyager en ce moment alors que la grande bleue m’attend,
( m’attendait), je fais le plein d’escapades virtuelles , rêvées ou vécues.
Je viens de recevoir au courrier la revue Connaissance des arts , ce mois elle nous invite aux plus belles expos de l’Eté et la couverture représente avec éclat la toile
d’ Albert Marquet qui est à elle seule une invitation au voyage...

« La citadelle à Tanger », toile exposée dans « Orientalisme » à Marseille jusqu’au 28 août.
Rien que pour cela j’aimerais prendre la route vers la " Cité radieuse "
Quelques minutes plus tard...
J’ai fait un voyage fabuleux, après une traversée au départ d’Algeciras me voilà à Tanger. Ville mythique, entre Europe et Afrique, où sous un ciel sans cesse balayé par le vent du détroit de Gibraltar, la lumière est reine, où le murmure de la ville s’écoute entre lumière et ombre, se lit à travers les textes de Paul Bowles, se regarde avec la troublante sensualité orientale fantasmée des peintres du XIXè et début du XXème siècle, se hume et se grise aux épices, parfums, cris et couleurs, invite à prendre un thé sur la falaise, au "café Hafa" sur la terrasse d’où la vue plonge à la rencontre de deux géants, la Méditerranée et l’Atlantique…
Grâce au tableau de Marquet je viens de faire un voyage fabuleux dans les souvenirs.
Rédigé à 13:23 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Artemisia Gentileschi , Judith (détail)
Héroïne titulaire d’un des livres de la Bible, Judith a exercé une fascination constante au cours des siècles. Nous avons tous vu dans tel ou tel musée les Judith, de Cranach, de Botticelli, du Caravage, de Klimt....
La décapitation d’Holopherne parfois confondue avec celle de Saint Jean Baptiste a inspiré plusieurs centaines de tableaux mais aussi de nombreuses œuvres littéraires et musicales. La raison est à mon sens que par delà son érotisme évident, Judith personnage de légende, de rêve et de fantasme, appartient comme Œdipe ou Antigone au fonds mystérieux qui nous aide à fixer les limites incertaines à notre morale.
La plus ancienne représentation graphique de l’histoire de Judith se trouve dans une Bible carolingienne à la bibliothèque vaticane.
Artemisia Gentileschi, Judith décapitant Holopherne 1612-1613
Muséo di Capodimonte Naples
Artemisia Gentileschi, peintre caravagesque du XVIIe siècle peignit de nombreuses Judith décapitant Holopherne qui toutes décrivent la décollation comme cruelle et exécutée avec une certaine satisfaction quasi amicale avec sa servante.
Artemisia Gentileschi, Judith et sa servante, 1618-1619
Galleria Palatina, Palazzo Pitti Florence
Sa propre histoire n’étant certainement pas sans rapport. Artémisia fut violée alors qu’elle avait dix huit ans, à la suite de quoi elle fut torturée par la justice « pour lui arracher la vérité » malgré toutes les pressions que l’on peut imaginer son agresseur fut condamné et elle se maria.
L'Ancien Testament relate l'épisode de Judith sauvant sa ville de Béthulie du siège de Holopherne, le général du roi assyrien Nabuchodonosor. Elle décapita Holopherne après un banquet où il s'était enivré puis porta sa tête à ses concitoyens (Judith chapitres 10-13).
Rédigé à 15:06 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Yopinto P.P ” Brocanteurs à Santiago “
La magie de Noël jusque dans la boite aux lettres.
Après un long voyage ce paquet que je viens de découvrir qui de Santiago du Chili en transitant par Paris est arrivé dans mon petit village d’Alsace. Surprise et ravie de cette attention, cadeau de Noël de mon ami peintre dont je vous ai parlé récemment en vous montrant une de ses toiles ici.
J’aime ce côté joyeux et ludique, l’espièglerie et le symbolisme de ce dessin qui se veut naïf et pourtant très construit et empreint de poésie.
Il a déjà trouvé sa place dans mon bureau et en le regardant je n’oublierai pas que les voyages les plus beaux sont ceux de l’imaginaire et de la poésie.
Rédigé à 15:11 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Epiphanies solaires
Grands flamboiements terrestres
Portes des merveilles
Vide et plénitude
Feux du couchant
Passage éphémère
Hâte fébrile
Vision silencieuse
Fixer l’instant
Ou encore en jouant avec les mots sur cette toile de ce peintre que j’apprécie beaucoup…
Face à face avec la toile, hâte fébrile de fixer l’instant,
vision silencieuse, apaisée.
Grands flamboiements terrestres, épiphanies solaires, précipité minéral,
feux du couchant.
Contemplation méditative, vide et plénitude, harmonie et beauté,
transcendance.
Porte de toutes les merveilles, message de l’intemporel.
Rédigé à 11:58 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Un coup de foudre pictural
Mon imaginaire en plein délire…
Depuis de nombreuses années
Mon regard se pose sur la toile
Pour la réinventer chaque jour
J’aime quand l’art m’affole
Qu’il dépose son regard
Sur les contours de mon coeur
La peinture à fleur de toile
La vie à fleur de peau…
Paul Ambille
“Les petits bateaux”1978
Rédigé à 16:31 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Alte National galerie Berlin
Fille du soleil, magicienne, dangereuse.
Tu uses de maléfices pour transformer l’homme en animal ,
pour assouvir tes besoins charnels.
Majestueuse dans ta puissance malfaisante,
de menaçante tu deviendras bienveillante,
par amour pour Ulysse.
Rédigé à 15:14 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Alexandre Cabanel "Phèdre" 1880 Musée Fabre Montpellier*
Rédigé à 12:00 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Les commentaires récents