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GERARD François (baron),
Juliette Récamier, 1805
huile sur toile 2,25 m x1, 48 m
Paris, musée Carnavalet
Mais elle était vertueuse,
si c'est être vertueuse que de persuader chacun d'une douzaine d'hommes
que vous voulez lui accorder vos faveurs,
et que quelque évènement survienne toujours pour vous empêcher de le faire...
Alexis de Tocqueville à propos de Mme Récamier.
in, "Tocqueville humoriste", par Hyppolyte Wouters
Edition Michel de maule, p140
lu dans l' Express Styles
Rédigé à 12:21 dans humour, peinture | Lien permanent | Commentaires (6)
Titre de l’expo du nouveau musée du Cannet dédié à Bonnard qui a ouvert ses portes le 26 juin.
Le jour de ma visite il y avait foule. "Au Cannet Bonnard est chez lui "
Quel plaisir de découvrir dans ce musée situé au cœur de la ville, les paysages, et la lumière du midi dans laquelle près de 22 ans Bonnard s’est immergé.
Les toits rouges du Cannet, la mer qui brille, la baie de Cannes, au loin les montagnes mauves de l’Esterel. Les amandiers en fleurs au printemps, les mimosas, les oliviers argentés, les figuiers, les palmiers dattiers… Les métamorphoses des ciels fugaces…
Il capture les nuances de la lumière, lumière éblouissante qui exalte les couleurs, taches colorées...
« La mer, les murs jaunes, les reflets aussi colorés que les lumières »
Pierre Bonnard
Superbes toiles que celles « Paysage du midi », « l’Atelier au mimosa », « La côte d’Azur » « La vue du Cannet » aux dimensions exceptionnelles 233,6 x 233,6 avec ses jaunes flamboyants.
Je ne vais pas les citer tous, je n’oublie pas la présence de Marthe son modèle adoré au cœur de l’intime.
« Il ne s’agit pas de peindre la vie, il s’agit de rendre la peinture vivante »
Pierre Bonnard
La peinture de Bonnard est vie, couleurs…


( l'expo inaugurale
achève leRédigé à 17:57 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)

Pierre Bonnard, La fenêtre 1925
Il y a une fenêtre dans l’œuvre de Bonnard qui se distingue de toutes les autres, de celles qu’il a peintes et qu’il peindra encore. Une fenêtre qui laisse entendre que le mensonge de Marthe l’a touché profondément. Ce tableau date de l’année de leur mariage.
A première vue, rien que de banal : une fenêtre fermée, de biais dans son cadre de bois brun, et qui coupe la toile en diagonale. D’un côté l’extérieur, le paysage du Cannet, façades blanches et toits rouges parmi les arbres sous un ciel qui menace l’Estérel.
Penchée à son balcon de bois vert pomme, la tête de moitié et les avant-bras nus : Marthe.
De l’autre côté, l’intérieur : une table poussée contre la fenêtre, avec, sur la toile cirée à carreaux, le nécessaire pour écrire, la bouteille d’encre noire, le porte-plume, un feuillet vierge, et sur un épais dossier à couverture de cuir, un livre rose dont le titre en capitales bien lisibles se détache : MARIE.
Le nom de l’auteur est effacé. Il importe peu. Sans doute est-ce Peter Nansen, cet écrivain danois, dont Pierre, en 1887, avait illustré le roman Marie en prenant Marthe pour modèle. L’histoire d’une midinette abandonnée par son riche amant qui lui revient quand elle tombe malade. Rien de bien original.
Ce qui l’est davantage, c’est la position du livre par rapport à celle de Marthe dans le champ du tableau. Le montant de la fenêtre les sépare et les oppose. Au dehors, dans la familiarité, Marthe. Au-dedans, dans l’intimité Marie. Marthe pour tous, Marie pour lui seul, Marthe révélée, Marie refermée.
Il n’y a pas de fenêtre innocente.
Guy Goffette in, "Elle, par bonheur et toujours nue" Folio 3671
Le 13 août 1925 Pierre Bonnard épouse Maria Boursin après trente-deux ans de vie commune. C’est en s’occupant des formalités qu’il découvre que celle qui jusqu’ici s’était fait passer pour Marthe de Méligny s’appelle en vérité Maria Boursin…
Rédigé à 20:02 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
A défaut de pouvoir voyager en ce moment alors que la grande bleue m’attend,
( m’attendait), je fais le plein d’escapades virtuelles , rêvées ou vécues.
Je viens de recevoir au courrier la revue Connaissance des arts , ce mois elle nous invite aux plus belles expos de l’Eté et la couverture représente avec éclat la toile
d’ Albert Marquet qui est à elle seule une invitation au voyage...

« La citadelle à Tanger », toile exposée dans « Orientalisme » à Marseille jusqu’au 28 août.
Rien que pour cela j’aimerais prendre la route vers la " Cité radieuse "
Quelques minutes plus tard...
J’ai fait un voyage fabuleux, après une traversée au départ d’Algeciras me voilà à Tanger. Ville mythique, entre Europe et Afrique, où sous un ciel sans cesse balayé par le vent du détroit de Gibraltar, la lumière est reine, où le murmure de la ville s’écoute entre lumière et ombre, se lit à travers les textes de Paul Bowles, se regarde avec la troublante sensualité orientale fantasmée des peintres du XIXè et début du XXème siècle, se hume et se grise aux épices, parfums, cris et couleurs, invite à prendre un thé sur la falaise, au "café Hafa" sur la terrasse d’où la vue plonge à la rencontre de deux géants, la Méditerranée et l’Atlantique…
Grâce au tableau de Marquet je viens de faire un voyage fabuleux dans les souvenirs.
Rédigé à 13:23 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Artemisia Gentileschi , Judith (détail)
Héroïne titulaire d’un des livres de la Bible, Judith a exercé une fascination constante au cours des siècles. Nous avons tous vu dans tel ou tel musée les Judith, de Cranach, de Botticelli, du Caravage, de Klimt....
La décapitation d’Holopherne parfois confondue avec celle de Saint Jean Baptiste a inspiré plusieurs centaines de tableaux mais aussi de nombreuses œuvres littéraires et musicales. La raison est à mon sens que par delà son érotisme évident, Judith personnage de légende, de rêve et de fantasme, appartient comme Œdipe ou Antigone au fonds mystérieux qui nous aide à fixer les limites incertaines à notre morale.
La plus ancienne représentation graphique de l’histoire de Judith se trouve dans une Bible carolingienne à la bibliothèque vaticane.
Artemisia Gentileschi, Judith décapitant Holopherne 1612-1613
Muséo di Capodimonte Naples
Artemisia Gentileschi, peintre caravagesque du XVIIe siècle peignit de nombreuses Judith décapitant Holopherne qui toutes décrivent la décollation comme cruelle et exécutée avec une certaine satisfaction quasi amicale avec sa servante.
Artemisia Gentileschi, Judith et sa servante, 1618-1619
Galleria Palatina, Palazzo Pitti Florence
Sa propre histoire n’étant certainement pas sans rapport. Artémisia fut violée alors qu’elle avait dix huit ans, à la suite de quoi elle fut torturée par la justice « pour lui arracher la vérité » malgré toutes les pressions que l’on peut imaginer son agresseur fut condamné et elle se maria.
L'Ancien Testament relate l'épisode de Judith sauvant sa ville de Béthulie du siège de Holopherne, le général du roi assyrien Nabuchodonosor. Elle décapita Holopherne après un banquet où il s'était enivré puis porta sa tête à ses concitoyens (Judith chapitres 10-13).
Rédigé à 15:06 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Yopinto P.P ” Brocanteurs à Santiago “
La magie de Noël jusque dans la boite aux lettres.
Après un long voyage ce paquet que je viens de découvrir qui de Santiago du Chili en transitant par Paris est arrivé dans mon petit village d’Alsace. Surprise et ravie de cette attention, cadeau de Noël de mon ami peintre dont je vous ai parlé récemment en vous montrant une de ses toiles ici.
J’aime ce côté joyeux et ludique, l’espièglerie et le symbolisme de ce dessin qui se veut naïf et pourtant très construit et empreint de poésie.
Il a déjà trouvé sa place dans mon bureau et en le regardant je n’oublierai pas que les voyages les plus beaux sont ceux de l’imaginaire et de la poésie.
Rédigé à 15:11 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Epiphanies solaires
Grands flamboiements terrestres
Portes des merveilles
Vide et plénitude
Feux du couchant
Passage éphémère
Hâte fébrile
Vision silencieuse
Fixer l’instant
Ou encore en jouant avec les mots sur cette toile de ce peintre que j’apprécie beaucoup…
Face à face avec la toile, hâte fébrile de fixer l’instant,
vision silencieuse, apaisée.
Grands flamboiements terrestres, épiphanies solaires, précipité minéral,
feux du couchant.
Contemplation méditative, vide et plénitude, harmonie et beauté,
transcendance.
Porte de toutes les merveilles, message de l’intemporel.
Rédigé à 11:58 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Un coup de foudre pictural
Mon imaginaire en plein délire…
Depuis de nombreuses années
Mon regard se pose sur la toile
Pour la réinventer chaque jour
J’aime quand l’art m’affole
Qu’il dépose son regard
Sur les contours de mon coeur
La peinture à fleur de toile
La vie à fleur de peau…
Paul Ambille
“Les petits bateaux”1978
Rédigé à 16:31 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Alte National galerie Berlin
Fille du soleil, magicienne, dangereuse.
Tu uses de maléfices pour transformer l’homme en animal ,
pour assouvir tes besoins charnels.
Majestueuse dans ta puissance malfaisante,
de menaçante tu deviendras bienveillante,
par amour pour Ulysse.
Rédigé à 15:14 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Alexandre Cabanel "Phèdre" 1880 Musée Fabre Montpellier*
Rédigé à 12:00 dans peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
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